Concours d'arabe

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Concours d'arabe

Message  capagreg le Dim 12 Fév - 18:26

Bonjour à tous,
J'écris aujourd'hui pour confronter les études d'arabe à la réalité des étudiants qui s'engagent dans ce cursus avec toute la motivation que nous pouvons avoir quand un domaine se révèle être une passion. Les études d'arabe à Paris et plus particulièrement à Paris IV ne sont au fond qu'une affaire de professeurs qui rivalisent d'arrogance voulant à tout prix justifier leur position d'intellectuel prisé dans le milieu arabisant. Les professeurs qui sont chargés d'enseigner et de former de futurs arabisants, ne peuvent pas s'apercevoir du haut de leur tour d'ivoire, que tout ce qu'ils arrivent à faire est de décourager des étudiants qui dès leur première année de licence doivent affronter des vagues de critiques toutes aussi sadiques qu'inutiles car en général, elles sont loin d'être constructives. Les cours d'arabe proposés dans les universités ne prennent pas en considération le fait que les étudiants sont là pour recevoir un enseignement (et non pas aller chercher cet enseignement dans leurs connaissances propres, en fonction de leur cursus passé ou dans leurs expériences professionnelles). Dès la première année on nous fait comprendre que nous devons en quelque sorte "remercier" les sages arabisants de daigner nous offrir le luxe de partager leur savoir, et cela durant toutes les années de licence. Ayant finalement (encore une fois) prouver que nous sommes motivés à aller plus loin, nous passons non sans dommages les différentes étapes du master (tout en observant silencieusement les rituels théâtraux des soutenances). Lorsqu'il nous reste assez de motivation pour nous inscrire aux concours d'arabe, malgré le nombre de postes assez ridicule qui nous est proposé chaque année, nous devons encore faire face à un jury impitoyable, qui loin de rédiger des rapports nous aidant à nous améliorer ne font que nous rappeller que nos lacunes sont énormes. Mais une question persiste: d'où peuvent donc venir toutes ces lacunes? Considérant que la plupart des candidats inscrits aux concours ont officiellement un niveau de master 2 d'arabe, ces lacunes ne viendraient-elles pas d'un enseignement trop centré sur le professeur lui-même et non pas sur les besoins spécifiques de l'étudiant? Pourtant il existe une préparation aux concours pour les candidats, et malgré cela les rapports du jury constatent souvent que le sujet est mal compris ou pas assez étudié. La faute revient-elle entièrement à l'étudiant ou les professeurs (qui, dans le cadre de la préparation des concours, ne donnent pas forcément des outils utiles dont nous pouvons nous servir dans l'immédiat, tout en gardant à l'esprit que nous n'avons que quelques mois pour nous préparer à ces concours) ont-ils aussi une certaine part de responsabilité? Pourquoi donc les rapports de jury d'autres filières, comme pour l'anglais ou l'allemand, paraissent-ils moins arrogants, visant d'avantage l'amélioration des candidats tout en soulignant les cotés positifs de leurs compositions bien qu'insuffisants. Certes nous ne sommes que des mortels qui ne peuvent comprendre que vaguement ce que les dieux de l'Olympe peuvent nous suggérer, mais ne sommes-nous pas en droit de nous demander si dans les études d'arabe, certains chercheurs devraient s'investir entièrement dans la recherche, par défaut d'avoir des compétences pédagogiques qui nous aideraient à atteindre l'Olympe...en espérant qu'un jour, les professeurs arrêteront de se demander pourquoi n'y a t-il pas d'avantage de candidats aux concours, et de chercher la réponse à cette question au lieu de constater le manque de motivation des candidats, sans pour autant se remettre en question.

capagreg

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